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  • Jour 39 - Kumano Kodo, de Ise à Kumano

La Kumano Kodo est la route que prenait les pélerins pour rejoindre Ise, au départ de Kyoto. Nous avons prévu de passer quelques jours à en emprunter certains tronçons, dans le sens inverse des pélerins d'antan.

Devant la gare de Ise, nous attendons patiemment l'ouverture du bureau de transfert de bagages d'où nous comptons expédier nos grands sacs vers Nara et ne garder que le strict nécessaire pour la marche et les 4 nuits suivantes. À l'ouverture, nous apprenons avec dépit que le service n'opère pas le dimanche.

Nous quittons donc Ise en train avec nos sacs pour rejoindre Odomari, le départ de la première marche. Au bout d'une dizaine de minute, nous réalisons que nous avons raté notre correspondance et sommes en route pour Nagoya. Nous descendons à l'arrêt suivant et expliquons tant bien que mal notre situation à un agent qui nous prend sous son aile et fait changer nos billets à son collègue du guichet. Nous profitons de l'heure d'attente avant le prochain train pour marcher à travers la ville jusqu'à un bureau Yamato, la première compagnie de fret japonaise. L'employée au comptoir comprend notre requête et nous parvenons à expédier nos sacs vers Nara avant de retourner à la gare. Les agents nous voient revenir délestés de nos sacs mais s'abstiennent poliment de tout commentaire.

Ce nouveau train nous emmène à Kumanoshi d'où nous prenons la route à pied à travers la forêt. En chemin, nous obliquons vers la mer pour aller voir une formation rocheuse normalement accessible à pied. Nous ratons probablement un embranchement et nous retrouvons à marcher sur un sentier visiblement peu entretenu et partiellement éboulé. Nous continuons courageusement à avancer entre la mer, les falaises et des formations rocheuses un peu louches. Après plus d'une heure de marche, nos soupçons sont confirmés par le panneau "No access" planté à l'entrée du chemin dont nous émergeons.

La dernière section de notre marche se fait sur une immense plage de galet alors que le soleil disparaît à l'horizon. Nous passons la nuit dans une petite maison traditionnelle face à la mer.

Terres. Brûlées. Au vent...
La mer est basse, la terre aussi
Petit patapon